Un alligator blanc dans l’entrée
Te regarde tout droit filler
Dans les nuages et les spleens.
Tu n’oses plus faire un pas
Sans avoir peur des écarts
Qui te fixe de travers, tu pars
A l’ombre de tes soucis sans espoirs.
A broyer, tes entrailles se confondent.
Tu tournes en rond à travers les mondes.
Et sillonne les parages
En oubliant ton repère.
Tomber trop tôt de ton nuage,
Tu as le mal de terre.
Verre de ciel à pécher les étoiles
T’en oublis qu’en face y a du vide,
Attirer sans appât et sans voile.
A attendre dans le froid placide
En entrant dans la cuisine,
Un alligator blanc dans l’entrée
Persiste toujours à ignorer
T’évader en poudre purpurine.
Dans sa chute céleste l’oiseau de pluie
Est un ange égaré ou s’endors la fumée
Une plume s'évapore de ce maudit
Cherchant des restes avant de t’éveiller.
A broyer tes yeux sur l’écran noir
Devant un monde se déchirant sans espoir.
Tu traverses les paysages
Soulevant les poussières
Tomber trop tôt de ton nuage
Tu as le mal de l’air
Bulle encerclée d’horreur.
Tu tournes dans un rond vide de sens
Où un cœur soldat remplie de pleurs
Se désarme et se meurt dans l’errance.
En entrant dans la cuisine,
L’alligator blanc dans l’entrée
Résiste encore à t’attraper
Parce qu’il est en résine.
En entrant dans la cuisine,
Un alligator blanc dans l’entrée
Te regarde tout droit filler
Dans les nuages et les spleens.




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