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71 - Fable (isa / zabilou)


Pour cet exercice inhabituel (en tout cas pour notre communauté), il vous est demandé d'écrire une fable dans le style de ce que proposais Jean de la Fontaine dans ses fables (le corbeau et le renard, le lièvre et la tortue, ...).


Il ne s'agit pas bien sûr de réécrire ce qu'il a déjà écrit, mais de mettre en scène des animaux, personnages, ou même des objets, dans un récit, et de tirer de ce récit une morale finale amusante, ironique, plus noire ou simplement réaliste.


La seule limite étant votre imagination, cet énoncé n'en dira pas plus... à vos plumes !


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C'est la seule fable que j'ai écrite il y a un temps, mais il ne faut pas la prendre au serieux, c'est juste un jeu à partir du brevet des menteurs, doût vient le cracovien.





Un cracovien*, un clou en moins, se promenant dans le grand chemin y trouva sans rien chercher un âne. La grande bête aux longues oreilles remua sa tête lourde avec un rire certain. Le cracovien, surprit par tant d’amusement voulut en faire autant, mais de savoir de quoi l’âne se moqué.

- « Qu’as-tu donc, espèce de grand idiot, moi aussi j’voudra rire, mais faut qu’on rie d’la même façon.

L’âne riait encore et le cracovien ne riait point, car il se demanda avec sérieux si ce n’était pas de lui que l’âne se moquait. Et de l’un de froncer les sourcils et de l’autre de rire plus fort encore. Le cracovien en grand désarrois ne compris pas que l’on se moqua pour un rien, aussi attendit t-il des explications qui ne vinrent pas.

Tout de suite une file se faufile sur le grand chemin et il se trouva qu’elle rencontra un gars restreint et un idiot qui riait pour un rien. Il s’agit bien, du cracovien et de l’âne dans son enclos, et la file, d’un troupeau de bœufs aveugles dont chacun tenaient le bout de la queue de celui d’auparavant, sauf le premier, évidemment, mais il n’en avait nul besoin car il n’était pas aveugle, ni bœuf d’ailleurs mais peu importe. Donc pendant que la ribambelle passait tranquillement, l’âne surprit mais muet observé cette étrange affaire. Le cracovien ne regardé que cet imbécile, seul dans son prés qui se moquait des pass

ants, et suivant sa mécanique, attendit pour lui demander éclaircissement.

Le troupeau enfuit, le cracovien décroisa ses bras et se plaça bien droit face à la clôture.

- Alors c’est quand queq-tu va éclairée ma grande intelligence. Faudra pas que j’ti mette en rouge avec tes énormes s’yeux d’voche.

L’âne ne riait pas et le cracovien riait de son silence, mais pas dans la même musique. Si bien que son hululement luis jusque dans l’esprit curieux d’un second âne qui se plaça aux cotes de son compère et fixa du même air le cracovien qui ne le vue pas d’abord.

Aussi quand le cracovien se calma, car on ne pouvait pas continuer de rire comme ça sans raison, ses grands neuils d’éberlués crurent voir double. Et les deux ânes de se demander s’il n’était pas officiellement fou et de se regarder étonnés. Le cracovien, dont la question ne le tracassait pas du tout, riait encore plus fort car il riait pour deux. Aussi quand il refit une pause, ne fut-il pas assez surprit de voir triple tête d’âne, toutes penchées dans le même air ahurie. Comme il ne pouvait rire de ses trois à la fois, i

l se tue complètement, ce qui laissa passer un veau albinos égaré de sa troupe. Ses bêlements désespérés rebondissaient en échos tremblotants sur les mêmes traces de ses pas perdus. Le dernier âne y trouva à rire, et les deux autres de tourner leurs têtes d’étonnés et d’en rire de même. Les sourcils du cracovien recommencèrent de froncer pour plus d’hilarité. Et le cracovien s’en retourna de cette déplaisante marmelade dont il n’avait aucune recette. Une fois loin, sur les traces d’un troupeau trompeur, les ânes cessèrent. Le premier dit au second avec la plus grande courtoisie qui scie aux ânes :

- Grand merci, très cher ami sincère de m’avoir libéré d’un idiot aussi idiot.

- Aucunement besoin de tant de soin, très cher ami loyal, si un autre idiot venait à passer, j’en ferais de même avec le plus grand honneur d’aider un très cher ami loyal.

- De même pour moi, très cher amis honnêtes. Dit le dernier âne en courbant sa lourde tête d’âne.

Et le premier de continuer :

- Quant à moi, je ne vous laisserais jamais en désarrois. Hélas ! des idiots, ils n’en passent pas assez, et c’est fort triste.

- Hélas ! comme vous avez hautement raison, très cher ami honnête.

Et tout trois de soupirer.



Moralité : Il se trouve toujours un idiot sur notre route pour s’en moquer librement.




 




* Un cracovie est un brevet de menteur,

dont le cracovien est détenteur.           
Publié dans : exercice de style - Communauté : Ecriture Ludique
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* Alygator427 *

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